Les belles maisons fertoises

 

 

La renaissance

Un bel hôtel particulier du 16 ème siècle

La sirène était chargée d'attirer le passant dans le cabaret.

 

La Ferté-Bernard possède un riche patrimoine civil. De nombreuses maisons  en témoignent aujourd'hui.  La fin du Moyen âge et la Renaissance nous ont légué de nombreuses maisons à colombages que les restaurations actuelles nous révèlent. Echoppes et à la fois résidences   des bourgeois de la ville ces maisons avaient le plus souvent façade sur rue et étaient richement décorées. Ce décor servait de publicité et honorait parfois le saint patron du constructeur.

 Les hôtels particuliers

Bibliothèque municipale, ancien Hôtel de courtin de Torsay 17ème siècle

A partir de la renaissance les nobles fertois construisent des hôtels particuliers adaptés à leur nouveau genre de vie. Une riche décoration montre leur aisance tandisqu'une porte cochère latérale permet de rentrer le carosse. Les riches fertois voyagent notamment à Paris. Certains ont même passé dans la capitale la plus grande partie de leur vie comme médecins ou commerçants. Ils rapportent à la Ferté-Bernard cette belle architecture classique qu'on retrouve à Paris place des ternes et place des Vosges.

L'habitat social

Habitations à Bon Marché dans le quartier de St Antoine de Rochefort.

 

La Ferté-Bernard est aussi une ville ouvrière qui vit du tannage des peaux et du tissage du chanvre produit dans le Perche et le Nord de la Sarthe.   Une population pauvre et misérable vit dans la vieille ville tandis que nobles et bourgeois ont soit quitté la Ferté  au profit du Mans ou préféré construire de belles maisons dans les nouvelles rues. Au début du XXème siècle, la municipalité de la Ferté-Bernard conduite par R Desnos crée des HBM (Habitations à Bon Marché) en application de la loi Loucheur. Elles devaient permettre d'améliorer le logement des ouvriers. Ce sont de petites maisons qu'on trouve aux principales sorties de la ville.   

 

  Les maisons bourgeoises

Mairie de la Ferté-Bernard

Fuyant le centre ville qui est alors étroit, vétuste, sujet aux inondations et aux mauvaises odeurs des  tanneries, la bourgeoisie construit de belles maisons carrées autour de la toute nouvelle place de la république et le long de la rue Denfert-Rochereau.Organisation rationnelle de l'espace intérieur et confort sont les maitres mots de cette architecture. Avec 4 pièces à chaque étage, la maison bourgeoise est avant tout fonctionnelle. Les pièces sont spécialisées et s'organisent autour d'un escalier qui mène au premier étage aux chambres  de la famille et au deuxième étage ou sous les combles aux chambres des domestiques. De nombreuses cheminées permettent d'assurer le chauffage dans la plupart des pièces. Autour de la maison un jardin planté d'arbres offre un espace consacré au repos et aux loisirs. L'air confiné des intérieurs n'est pas bien vu. Même si la vie microbienne n'est pas encore connue, on sait les vertus du grand air.   La mairie, ancien prebytère construit en 1869, témoigne de cette conception visible ici par la porte et les fenêtres.  
  Les immeubles

art déco

immeuble art déco rue de l'abreuvoir

Façades de béton aux angles cassés, les constructions de la fin des années vingt rejettent la courbe et les formes végétales du moderne style ou style nouille qu'on trouve encore à Paris dans quelques stations  de métro. Dans l'influence du salon des arts décoratifs de 1925, une nouvelle architecture se diffuse. A la Ferté-Bernard quelques constructions de ce style apparaissent. On les trouves dans les quartiers périphériques de la ville mais aussi dans la rue de l'abreuvoir où cet immeuble remplace des longères à partir de 1933.
sommaire
 

suite de la visite