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saint julien ressucite un mort

 
 
 
 
 

UN HAUT LIEU DU VITRAIL  

           

            De la fin du quinzième siècle à la fin du seizième siècle, la Ferté-Bernard est le principal chantier religieux du Maine. Pendant trois générations des maîtres verriers (Robert et Jean Courtois, François Delalande) venus peut-être des Flandres font de la Ferté un centre important de fabrication de vitraux. Les verrières de Notre Dame des marais témoignent donc de la transition du moyen âge à la Renaissance. On passe du vitrail légendaire au vitrail tableau  L'incrédulité de saint Thomas XVIème siècle Vitrail de Jésus devant Pilate. Les fenêtres ne montrent plus qu'une seul scène alors que jusqu'à la fin du quinzième siècle les fenêtres étaient des bandes dessinées de verre qui racontaient les vies des saints. 

            Avec l'application de la réforme de Trente, la production de vitraux est peu à peu abandonnée. Les verrières deviennent de plus en plus transparentes pour compenser l'assombrissement provoqué par l'installation des retables dans les choeurs des églises. 

           Au dix neuvième siècle sous l'impulsion de Léopold Charles, historien fertois, membre de l'académie des belles lettres et correspondant du ministère de l'instruction, Notre Dame des marais est un des hauts lieu de la renaissance de vitrail dans l'Ouest de la France. De nouveaux maîtres verriers vont prendre les vitraux fertois comme modèles. Ils vont chercher non sans bonheur à les surpasser. Vitrail du siège de la porte saint Julien    Ils s'inspirent également des chefs d'oeuvre de la Renaissance. Ainsi Eugène  Huchet maître verrier manceau réinterprète à sa manière le mariage de la vierge Marie. Il conserve la composition générale du tableau mais ajoute sa touche personnelle dans les détails (roses) et éléments d'architecture qui encadrent la scène. Vitrail du mariage de la vierge d'après Perugin    et  son modèle à la pinacothèque de Milan

 

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